Lehman Brothers, La faillite du siècle

Un monument de la finance mondiale s’est effondré, laissant derrière lui un trou de plus de 600 milliards de dollars. Le 15 septembre 2008, ce que Wall Street redoute le plus devient réalité : une grande banque fait faillite, précipitant les marchés financiers et l’économie mondiale dans une immense inconnue. Voici l’histoire de la chute d’une institution si établie, si ancienne et si importante qu’on la croyait éternelle.

Une des plus anciennes banques américaines

Qui étaient les frères Lehman ?

L’histoire de cette banque remonte au milieu du XIXe siècle quand un immigré allemand – Henry Lehman né Hayum Lehmann- s’installe en 1844 à Montgomery en Alabama et ouvre une boutique vendant toutes sortes des tissus et d’outils aux producteurs de coton. Dès 1850 il est rejoint par ses deux autres frères Emanuel (né Mendel) et Mayer : ils créent ensemble l’entreprise Lehman Brothers.

 

Mayer (à gauche) et Emanuel Lehman

La boutique se transforme rapidement en maison de courtage de coton, et les trois frères s’imposent en « King cotton » dans les Etats du Sud. Des bureaux sont ouverts à New York dès 1858. C’est d’ailleurs sur la côte Est que la société se reconstruit après la guerre civile et développe les marchés de matières premières. Dans les années 1870, Lehman prend la tête de la création de la Bourse new yorkaise du coton. La firme sera aussi impliquée dans la création de la Bourse du café et du pétrole.

Une boutique à Montgommery, Alabama

En raison de son héritage sudiste et de ses réseaux au nord, Lehman est mandaté par l’Etat de l’Alabama comme intermédiaire pour en vendre la dette en 1867 après la guerre de Sécession, mais il doit aussi gérer les paiements ainsi que les intérêts. De fait, Lehman devient un des spécialistes du marché des bons municipaux.

Avec l’essor du chemin de fer et de l’industrie pétrolière, Lehman Brothers renforce sa position à Wall Street où les investisseurs viennent placer leur argent et les compagnies ferroviaires lever d’immenses sommes d’argent nécessaires à la construction de ces infrastructures. Les successeurs des fondateurs, au début du XXe siècle, ont l’intuition que la consommation de masse sera garante de la prospérité de l’Amérique et financent les grands magasins, l’industrie du divertissement etc. Parmi leurs clients, on trouve des noms encore mondialement connus comme WoolWorth, Macy’s, Paramount, 20th Century Fox.

Comment la banque est devenue un colosse aux pieds d’argile

Pourquoi Lehman n’a-t-elle pas résisté à la crise alors qu’elle avait traversé tant bien que mal, une guerre civile, deux guerres mondiales, et le Krach de 1929,… Tout change en 1969, une année clé pour Lehman à double titre. Pour la première fois, l’établissement n’est plus dirigé par un descendant des trois frères. Cette même année, Richard Fuld – futur patron au moment de la faillite – entre dans la banque au bas de l’échelle comme courtier obligataire. A 23 ans, il se refait une virginité dans la banque après avoir été licencié de l’armée américaine où il était pilote dans la marine, à la suite d’une bagarre avec son supérieur.

Bourreau de travail, il gravit les échelons jusqu’à prendre les rênes de la banque en 1993 au moment où elle retrouve son indépendance après avoir été dans le giron d’American Express durant une dizaine d’années. Une tutelle insupportable pour Fuld qui dira plus tard du rachat en 1984: « le pire jour de ma vie ». Dick n’est pas vraiment un agneau, on le surnommera d’ailleurs plus tard « le gorille » en raison de sa stature et de son agressivité dans les affaires. Son rêve? Se battre sur les marchés contre Goldman Sachs d’égal à égal. Tous les moyens sont bons et ceux qui osent se mettre en travers de sa route sont attaqués et écartés. Rapidement, la banque regagne ses galons dans le club du “bulge bracket” aux côtés de Goldman, Merrill Lynch, Bear Stearns et Morgan Stanley.

A la tête de Lehman, Fuld profite de de la libéralisation des marchés financiers et de la dérégulation amorcée par Ronald Reagan dans les années 1980. Dans cet environnement, l’ingénierie financière fait des miracles, les produits dérivés prennent leur essor et avec eux, la titrisation. Cette technique, qui consiste à assembler des crédits pour en faire des titres comme les collateralized debt obligation (CDO), se révèle une activité extrêmement lucrative pour les banques d’investissement: elles empochent une généreuse commission tout en pouvant se délester du risque en revendant les produits sur les marchés. Lehman exploite le filon à fond et crée une filiale, BNC Mortgage, dédiée à cette activité.

Les profits astronomiques de Lehman -4 milliards de bénéfice en 2007- sont à la hauteur des risques pris. Le levier des banques d’investissement crève de nouveaux plafonds. En la matière la firme de Dick Fuld n’a pas froid aux yeux: 30 dollars empruntés pour un 1 seul dollar de capital quand la plupart des concurrents se limitent à 25, ce qui est déjà élevé. Pour ne pas effrayer les investisseurs et ses contreparties, Lehman utilisait une technique comptable pour alléger son endettement avant la publication des résultats, via le marché du repo (échange de titres contre du cash). L’habillage de bilan à des fins réglementaires est encore une pratique courante dans la zone euro selon le dernier rapport de la Banque de Règlements internationaux, qu’on surnomme la banque centrale des banques centrales.

Effet de levier

Le levier est une indication du risque pris par les banques. A lire de la manière suivante: en 2007 Lehman empruntait 30,7 dollars pour un dollar de capital.

Le véritable talon d’Achille des banques d’investissement, c’était de dépendre tous les jours des montants qu’elles lèvent sur les différents marchés de court-terme pour financer leurs activités. Dans un livre référence sur la chute de Bear Stearns, William D. Cohan raconte qu’il s’agissait là du vilain petit secret de tous les établissements de Wall Street. « Cette routine d’emprunts a été répétée jour après jour pendant pas moins de 30 ans et son fonctionnement fut splendide – jusqu’à ce que n’apparaisse un problème avec l’actif placé en garantie ou avec l’établissement, et alors le financement s’est évaporé comme la pluie dans le Sahara ». Tout le monde était à 24 heures d’une crise de financement.

Marché monétaire

La flambée aux Etats-Unis de l’écart entre le Libor, taux auquel les banques se prêtent de l’argent, et l’OIS, un swap de taux très proche du taux directeur des banques centrales, montre à quel point les établissements bancaires ne se font plus confiance après août 2007. A la suite de la faillite de Lehman, il atteint des niveaux stratosphériques.

Pour Lehman, comme pour les autres, la mécanique a fonctionné jusqu’à ce que le marché immobilier commence à ralentir. Avec la crise du crédit subprime américain commencée en 2007, le marché interbancaire se grippe. Les banques se méfient du bilan de la voisine et cessent de se prêter de l’argent, de peur de n’être jamais remboursées.

La chute finale

Cours de l’action Lehman Brothers, en dollars

Responsable, mais pas coupable

Dick Fuld n’a jamais digéré la faillite de la banque où il a passé toute sa carrière. Après la crise, il n’a cessé de répéter que Lehman n’avait pas de problèmes de solvabilité. Selon lui, elle a été victime de campagnes de spéculations et la Fed l’a délibérément laissée tomber. « On va coincer tous ceux qui pratiquent la vente à découvert sur notre titre et on va serrer très fort ! Ce que je veux, c’est les attraper, leur arracher le coeur et le bouffer avant qu’ils crèvent », aurait-il grogné juste avant la banqueroute.

Les parlementaires passent au grill la rémunération de Richard Fuld au vu du destin de la banque. Est-il juste que vous ayez gagné près de 500 millions de dollars depuis les années 2000 alors que vous avez mené votre entreprise à la faillite ? lui demandent certains parlementaires.

Fuld a certes été malmené par les parlementaires lors d’auditions musclées, mais il n’a jamais été sérieusement inquiété par la justice. Quitter la finance, il n’en a jamais été question? Celui qui se présente souvent comme l’homme le plus détesté d’Amérique, est resté dans son monde en créant en 2009 le fonds Matrix Advisors.

Comment ils ont vécu la crise

HANK PAULSON

On The Brinck

« Les Anglais nous ont bien eus ». Le secrétaire au Trésor exprime ainsi sa frustration après une discussion téléphonique où il comprit que les régulateurs britanniques ne laisseraient pas Barclays reprendre Lehman. Il regrette cette formule.

TIMOTHY GEITHNER

Stress Test

« Les marchés trouveront toujours un moyen de contourner les contraintes […] comme des rivières qui s’écoulent autour des pierres. »

BEN BERNANKE

The Courage To Act

« Je n’ai jamais entendu personne, de la Fed ou du Trésor, prétendre que laisser Lehman faire faillite ne pouvait être autre chose qu’un désastre [..] Lehman devait être sauvée. Nous n’avions juste pas les moyens de le faire. »

ALAN GREENSPAN

« J’ai commis une erreur en pensant que l’intérêt des sociétés, en particulier celui des banques, était tel qu’elles étaient les mieux à même de protéger les actionnaires et leur capital. Je ne comprends toujours pas complètement ce qu’il s’est passé et pourquoi cela est arrivé »

Un produit culturel

Margin Call. C’est le film incontournable pour les financiers cinéphiles. Impossible de ne pas penser que la banque au bord du gouffre dépeinte n’est pas Lehman Brothers. Et le nom du patron, John Tuld, comment ne pas faire un lien avec Dick Fuld ? En réalité, le réalisateur J.C. Chandor explique que la banque du film n’est pas Lehman et qu’elle est encore en activité. Il est probable que le réalisateur avait plutôt Merrill Lynch en tête au moment du tournage. Le père du réalisateur y a travaillé et le prénom du patron est un mélange entre le PDG de Merrill John Thain et celui de Lehman.

Lehman a également fait l’objet d’une remarquable pièce de théâtreChapitres de la chute. Saga des Lehman Brothers par l’italien de Stefano Massini. Notre spécialiste du théâtre, Philippe Chevilley, s’était précipité à Saint-Etienne pour voir le spectacle de 4 heures racontant l’histoire de la banque. Il redoutait un texte poussif et didactique ainsi qu’une mise en scène lourde et ennuyeuse. “Ce fut une divine surprise” a-t-il reconnu. A tel point que le spectacle a obtenu le Grand prix du meilleur spectacle théâtral de l’année lors du Prix de la Critique 2014. France Culture en a fait une adaptation radiophonique que vous pouvez retrouver ici.

 

 

Données, recherches, textes;Etienne Goetz

Infographie, réalisation, développement:Jules Grandin

Sources:Bloomberg ; SEC ; Wikipedia ; « Les Echos »

Diffusion: B & Associates

Et nous la regardons brûler…

Et nous la regardons brûler et se consumer, cette magnifique planète qui nous permet de vivre…

Le changement climatique s’accélère : incendies dévastateurs en Californie, en Suède, inondations au Japon, records de température, cyclones, ouragans, vagues de chaleur, sécheresse, canicules, effondrement de la bio-diversité…

Les climats se dérèglent, les activités humaines, la déforestation, l’augmentation des populations, la pollution, tous ces facteurs interviennent.

On vit sur une planète en mutations permanentes : tout change, tout évolue à une allure infernale et on a des difficultés à suivre le mouvement.

Si le climat se dérègle, on a l’impression que le monde se dérègle aussi : c’est la dérégulation qui domine notre univers : évasions fiscales, affaires politiques et financières, détournement d’argent, abus d’influence, banques qui s’enrichissent, populations qui s’appauvrissent.

« La décroissance : c’est la seule solution, on ne pourra pas y échapper si nous voulons sauver la planète », affirment certains.

Mais peut-on imposer la décroissance à des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil ?

Impossible ! Absurde, intolérable même, pour tous les pays en plein développement, en Afrique, en Amérique du sud.

La catastrophe risque donc de se produire…

D’autant plus que l’écologie mobilise peu les politiques. Donald Trump, lui-même, le président d’une des plus grandes puissances économiques, ne se soucie pas du tout de l’écologie.

D’ailleurs, Donald Trump n’est-il pas atteint lui aussi de « dérèglement climatique » ?

Quelles solutions peut-on envisager ?

Luc Ferry, dans son ouvrage intitulé La révolution de l’amour, propose de valoriser la recherche scientifique… « par quelque bout qu’on prenne le sujet, il ne nous reste que le pari de l’innovation et de la science », écrit-il.

« C’est en inventant et en proposant au reste du monde des solutions nouvelles ( la voiture électrique, le nucléaire fiable, des bâtiments basse consommation, des transports en commun efficaces ) que nous pourrons sauver la planète. »

Luc Ferry ajoute : « Cela suppose qu’on valorise la recherche scientifique… »

Je pense, pour ma part, que c’est une des pistes pour essayer d’éviter le pire.

Mais, chacun d’entre nous doit aussi prendre conscience des dangers qui menacent notre planète.

Des actions au niveau local se développent : transports gratuits à Dunkerque, politique zéro déchets dans certaines villes, politiques de lutte contre les pollutions dans des quartiers qui s’organisent et se mobilisent.

C’est à l’échelle locale que les choses peuvent commencer à évoluer.

Nous avons besoin du contact avec la nature, nous avons besoin du contact avec les arbres, la terre, les animaux, le ciel, les plantes…

Nous faisons corps avec la nature. Sans elle, l’homme est condamné à disparaître.

 

Nous étions des fils d’Abraham, nous sommes désormais des fils d’Amazon…

Nous étions des fils d’Abraham, nous sommes désormais des fils d’Amazon…

Abraham était la clé de voute des 3 grandes religions monothéistes, Amazon est la clef de voute des religions du 21ième siècle.

Jadis on jalousait le crucifix que le voisin avait dans son salon ou on essayait d’avoir le plus beau tapis de prière, désormais c’est après le dernier Iphone qu’on court et c’est le dernier Thermomix qu’on jalouse. L’époque a changé, pas les méthodes.

Les ingénieurs marketing (métier odieux s’il en est) ont bien bossé pour nous faire avaler des couleuvres le sourire aux lèvres, n’en soyez pas dupe il s’agit bien là des même biais cognitif qui sont exploités par certaines marques et qui l’étaient jadis par la religion.

Ces marques religion ont toutes connues un profond succès et les consommateurs de ces dernières s’en font les premiers défenseurs et par conséquent les premiers commerciaux.

Pour la petite anecdote il y a même une marque de vêtement qui s’appelle Religion allant jusqu’à reprendre la croix solaire ou (roue solaire) qui est un signe religieux païen dans leur propre logo.

Allez dire à quelqu’un qui a un Iphone et qui n’a comme application dessus que le bon coin, la météo et Facebook, qu’il ferait tout aussi bien de s’acheter un téléphone Android dans les 150 € et qu’il n’y verrait aucune différence si ce n’est une économie de plus de 600 € ?

La plupart du temps ce dernier va se poster en fervent défenseur d’Apple comme si en se prenant à la firme à la pomme on s’en prenait à sa personne de la même façon qu’un religieux défendrait sa religion. Au delà de la marque c’est un style de vie, une place dans la société, un art de vivre qu’on embrasse.

C’est bien au delà de la simple notion de marque, on s’attribue le prestige qu’elle renvoie et on en détermine directement notre position dans la société.

Cette adulation permet aux marques de pratiquer l’obsolescence psychologique qui alliée au conformisme socialpousse les gens à changer leurs appareils.

Bien qu’il fonctionne encore pleinement, bien qu’il leur ai coûté cher et que malgré la revente de l’ancien il faille encore rajouter environ 20 % du prix pour avoir le nouveau.

Malgré toutes ces raisons ils changeront d’appareil pour des nouvelles fonctionnalités ? Chimères, bien qu’Apple prétendent faire une « révolution » à chaque nouveau produit il n’en est rien sur l’iPod (baladeur MP3 d’Apple) ils avaient dans une évolution de version seulement ajouté des boutons physique pour le volume au lieu qu’il n’y ai que des tactiles et vendaient ceci comme une véritable révolution, en en parlant avec quelqu’un de plus âgée que moi elle m’a dit : « mais sur mon Walkman il y avait déjà une roulette pour le volume ». C’est dire l’évolution…

Donc si ce n’est pas pour des nouvelles fonctionnalités, pas non plus parce-qu’il ne fonctionne plus et bien qu’il coûte cher pourquoi les gens changeraient-ils leurs appareils ?

Car ça saute aux yeux quand vous n’avez pas la dernière version !

Si vous avez un vieux Thermomix et si des amis viennent manger chez vous et qu’ils ont le dernier, ils vous feront la remarque et vous dirons ce qu’ils ont de plus, auquel cas la place et le standing que vous accordait le produit dans la société comme par magie n’opère plus, vous en êtes immédiatement déchu, vous ne faite plus partie de la famille. Vous êtes un « has-been » qui ne daigne même pas se tenir à jour dans sa propre religion, qui ne daigne même pas craquer un demi salaire pour le nouveau produit… Ce manquement ne vous apparait pas de façon frontale et consciente directement mais de façon subtile dans votre inconscient il vous fait réfléchir et vous remettre en question et à terme acheter le nouveau…

Les produits des marques religion se distinguent systématiquement des autres, justement pour favoriser cette identification, un aspirateur Dyson ne ressemble à aucun autre aspirateur classique et ceci est valable pour Harley Davidson, Gopro, Apple etc… etc… L’esthétique doit être soignée, cette dernière est la composante essentielle pour que la marque devienne religion.

La plupart des produits qui sont devenus cultes avaient une esthétique particulière.

« Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion. » Voltaire

A suivre …

Source: Agoravox

Les 7 questions que je pose à une personne dépressive

Lorsqu’une personne me dit qu’elle se sent dépressive, je commence toujours par lui demander :

  1. Avez-vous une bonne relation d’intimité avec une personne que vous aimez et qui vous aime ?
  2. Avez-vous des amis qui vous soutiennent et que vous voyez régulièrement ?
  3. Avez-vous un travail qui vous plaît et qui a du sens pour vous ?
  4. Avez-vous un diplôme qui correspond à vos capacités et à vos aptitudes intellectuelles ?
  5. Êtes-vous en accord avec vous-même dans vos activités en dehors du travail ? (En d’autres termes, évitez-vous de faire pendant votre temps libre des choses qui vous font honte ou qui vous perturbent ?)
  6. Évitez-vous de boire de l’alcool de façon excessive et de prendre de la drogue ?
  7. Et enfin, surtout, y a-t-il longtemps que vous n’avez plus eu de gros malheur ?

Si la personne me répond oui à toutes ces questions et qu’elle se sent malgré tout dépressive, alors je considère qu’elle a, en effet, une maladie.

La maladie dépressive

Personne ne peut dire que « tout va bien » dans sa vie. Toutes les vies sont tragiques à leur façon.

Mais il y a malgré tout des personnes dont la vie est aussi agréable que possible et qui répondront oui à toutes ces questions.

Si elles se sentent malgré tout dépressives, je leur recommande vivement d’aller voir un médecin qui leur prescrira une thérapie cognitive ou comportementale (TCC), ou des antidépresseurs.

Je déteste les antidépresseurs, et je ne crois pas beaucoup à la TCC. Mais mieux vaut cela que de rester sans rien faire avec la furieuse envie de se suicider. Car, une fois que la personne est passée sous un train ou s’est jetée d’un pont, il est trop tard pour faire quoi que ce soit (et, bien entendu, les personnes dépressives ont un risque démultiplié de se suicider).

Et même sans aller jusque-là, la dépression est une catastrophe : elle fait peser un poids énorme sur l’entourage, et elle a de graves conséquences physiologiques sur la personne qui arrête de se nourrir, de se lever, de vivre normalement.

La maladie dépressive peut alors être considérée comme une maladie comme le diabète, la grippe ou l’eczéma. La médecine la soigne mal, très mal même, mais c’est mieux que rien, comme pour tant d’autres maladies. En un mois d’antidépresseurs, vous saurez si cela marche pour vous. Sinon, il faut arrêter le traitement progressivement.

Dans 90 % des cas, la personne a des raisons objectives d’être malheureuse

Toutefois, la vérité est qu’il est très rare qu’on me réponde oui à ces sept questions.

En général, les gens ont au moins un ou deux de ces sept points qui ne vont pas dans leur vie, ce qui reste supportable.

Mais attention : le tableau change si vous avez trois points ou plus qui vous manquent. Vous êtes alors en zone dangereuse.

Il est probable que vous ressentiez une angoisse ou l’impression d’être malheureux, voire très malheureux. Mais ce n’est pas la « maladie dépressive ». C’est la vie qui est difficile avec vous.

Que faire si c’est la vie qui est difficile avec vous

Il faut regarder en face le fait que nous avons des besoins essentiels en tant qu’êtres humains.

Il est normal de se sentir malheureux quand on manque d’amour, quand on ne se sent pas valorisé, quand on souffre au travail, quand des malheurs s’abattent sur notre tête, ou quand nous faisons des choses dont nous ne nous sentons pas fiers.

On se trompe si on essaye alors d’apporter une solution médicale au problème. Et c’est certainement la raison pour laquelle des études scientifiques montrent que, sur le long terme, la plupart des traitements médicaux contre la dépression échouent, TCC ou antidépresseurs [1].

Si, donc, vous répondez non à trois questions ou plus dans la liste, il est important de faire la liste des choses qui ne vont pas dans votre vie et de travailler à les améliorer.

Apprendre à « négocier avec soi-même »

L’important alors est d’être réaliste, car la vie est compliquée et on atteint facilement le point où tout paraît tellement embrouillé qu’on ne sait pas par où commencer.

Le « truc » pour vous en sortir, c’est d’apprendre à négocier avec vous-même.

Vous négociez sur la chose minimale à faire, qui vous permettra de considérer que vous avez progressé. Par exemple :

  • « Quel est le strict minimum que je puisse faire pour avoir une chance de rencontrer quelqu’un avec qui je pourrais partager ma vie agréablement ? »
  • « Quel est le strict minimum que je puisse faire pour me former et obtenir un métier correspondant plus à mes capacités et à mes aspirations ? »
  • « Quel est le strict minimum que je puisse faire pour me détourner de cette mauvaise habitude qui ruine mon existence ? »
  • « Quel est le strict minimum que je puisse faire pour manger et dormir plus régulièrement ? » (Mal manger et mal dormir sont des causes majeures et très répandues d’instabilité de l’humeur.)

Puis essayez d’avancer à petits pas sur ce point précis, dont vous avez clairement « négocié avec vous-même » qu’il était possible et réaliste.

Ne pas ouvrir grand la porte aux « serpents »

N’ouvrez pas grand la porte à toutes les choses négatives de votre vie.

Cela risquerait de vous donner l’impression d’être submergé.

Imaginez que vous êtes entouré de boîtes remplies de serpents. Si vous les ouvrez toutes à la fois, tous les serpents vous sortir d’un coup, vous piquer, et vous n’arriverez pas à les rattraper.

Ouvrez une boîte à la fois, très précautionneusement. Laissez sortir un petit serpent et écrasez-lui la tête. (C’est une image, bien sûr ; dans la nature, il faut laisser les serpents vivre tranquilles !)

Écraser un petit serpent vous donnera un premier sentiment de satisfaction, qui vous donnera l’énergie d’en faire sortir un deuxième de la boîte, puis un troisième…

Progressivement, vous allez vous aguerrir. Vous tuerez des serpents de plus en plus gros, de plus en plus vite.

Le bonheur est dans l’action

Et il y a de bonnes chances que déjà, dans ce processus, votre sentiment de malheur commence à s’envoler.

Car il faut se souvenir que ce qui fait notre joie n’est pas d’atteindre un objectif, mais de faire des pas qui nous rapprochent de notre objectif.

Ainsi, souvent vous constatez qu’une personne qui a travaillé des années pour obtenir un diplôme, se sent toute « bizarre » une fois passé l’examen. Je viens d’en faire encore l’expérience avec ma fille et son bac français.

Ce qui est bon dans la vie, c’est de se mettre en route. Faire un pas, puis un autre, dans la bonne direction.

 

 

Jean-Marc Dupuis

Santé Nature Innovation

 

=Des Gaufres légères vite fait

Comme promis, voici ma recette de gaufres légères, vite fait bien fait. Régalez vous…

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Ingrédients:

  • 250g de beurre
  • 70g de sucre fin ou 12 morceaux de sucre. (Perso je me limite à 50g mais en complétant avec 2 sachets de sucre vanillé)
  • 03 œufs
  • 01 pincée de cannelle
  • 1/2 litre de lait froid (pour plus de légèreté, je rajoute 20 à 25 cl de crème fraîche  légère puis je complète avec le reste de lait). Pour des enfants vous pouvez utiliser du lai entier c’est plus nourrissant.
  • 600g de farine fermentante

Préparation:

Bien mélanger les ingrédients pour obtenir une pâte bien lisse (le beurre+le sucre+les œufs+la pincée de cannelle+le lait+la farine)

Chauffez le fer (le gaufrier) assez fort. Le graisser au besoin.

Utilisez une cuillère à soupe et comptez 2 cuillères à soupe à 2 cuillères 1/2 de pâte par gaufre.

Régalez vous avec du chocolat, du sucre glace, du miel, de la confiture, du Nutella, du sirop d’érable, et selon le temps, une ou deux boules de glace parfum selon les goûts…

Enjoy….